DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

ROUTIER : LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET DES CONSOMMATEURS AU COEUR DE CETTE SESSION PLENIERE


28/03/2019
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La délégation française de l’ADLE se réjouit de plusieurs votes clefs à cette plénière pour la protection des consommateurs et de l’environnement dans le domaine du transport routier. 

Le Parlement tient, tout d’abord, à tirer toutes les leçons du Dielselgate, notamment par l'adoption d’une résolution qui rappelle aux États Membres ainsi qu’à la Commission leur responsabilité et leurs manquements dans ce scandale. Également, l’adoption lundi par le Parlement européen (579 voix pour, 33 contre et 43 abstentions) de la directive sur les recours collectifs, qui faisaient jusque-là défaut au sein de l’Union, est une avancée réelle pour une meilleure protection contre ce type de pratiques frauduleuses.

Surtout, la délégation se félicite de l’adoption par le Parlement (521 voix pour, 63 voix contre, 34 abstentions) d’objectifs ambitieux de réduction de 37.5% des émissions de CO2 des voitures à l’horizon 2030. Ces émissions représentant près de 20% de toutes les émissions de gaz à effet de serre de l’Union, il y avait urgence à agir afin d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ainsi que l’objectif que l’Union s’est elle-même fixée d’une réduction d’au moins 60% des émissions liées aux transports à l’horizon 2050.

Face aux réticences des États membres et du secteur automobile, le Parlement a mené la lutte en tête. En outre, il s’est battu pour introduire des tests d’émissions en conditions de conduite réelles ainsi que des analyses de cycle de vie pour les différentes technologies, afin d’apprécier à terme du bilan carbone réel des véhicules. La délégation française se félicite de ce niveau d’ambition qui concilie intelligemment protection de la santé humaine, exigences environnementales, capacités technologiques et nécessités industrielles.

Tout en préservant un temps de transition adéquat à un secteur qui représente 12 millions d’emplois en Europe, ces objectifs ambitieux permettront à l’industrie automobile d’emboiter davantage le pas vers des technologies décarbonées et favoriser l’innovation et l’investissement dans la mobilité à faible émission. Devant les évolutions récentes du marché, et une concurrence intensifiée des géants mondiaux dans le domaine de la mobilité électrique, cette révision apparaît ainsi vitale pour préserver le leadership technologique de l’Union dans un secteur où l’Europe a toujours été pionnière.

Dominique Riquet, vice-président de la commission des transports, s’est exprimé à cette occasion : « Le Parlement européen tire ici toutes les leçons du Dieselgate, pour qu'une telle tromperie ne se reproduise jamais. L’objectif de 37.5% est en outre une bonne nouvelle pour le climat et les citoyens. Solution raisonnable, elle vise un triple objectif : environnemental en luttant contre le réchauffement climatique et en réduisant les émissions nuisibles à la santé humaine ; de durabilité en réduisant le recours aux énergies fossiles ; et enfin économique, en améliorant la compétitivité de l’industrie automobile sans créer de désordres industriels irréversibles. Pour le secteur et les différents acteurs de la filière, c’est également un gage indispensable de stabilité et de visibilité ».