DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

Quelle action de l'UE pour préserver deux réserves naturelles d'une exploitation pétrolière au Congo ?


12/07/2018
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Quelle action de l'Union européenne pour préserver deux réserves naturelles d'une exploitation pétrolière au Congo ? 

A l'initiative de Thierry Cornillet, plusieurs députés du groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe), à l'instar de Nathalie Griesbeck, ont demandé à la Commission européenne les actions qu'elle entendait mener en coordination avec ses partenaires (notamment les Etats-Unis, la Suisse ou l'UNESCO) pour permettre de préserver les parcs des Virunga et de la Salonga suite à la décision de la République démocratique du Congo d'exploiter du pétrole dans ces parcs.

Ces parcs sont largement financés par les contribuables européens via le 11ème FED (à travers notamment le programme B4Life). La République démocratique du Congo est un État souverain et le souci d’exploiter ses ressources naturelles est légitime mais, du fait de leur immense valeur écologique, cette exploitation doit être compatible avec le statut de ces parcs et la RDC devra en tenir compte.

Les députés s'inquiètent du fait que les "zones d'intérêt pétrolier" couvrent des surfaces non négligeables des parcs, abritant de nombreuses espèces protégées, notamment 40% de la population mondiale de bonobos dans le parc Salonga et certains des derniers gorilles des montagnes dans le parc des Virunga. Ces réserves naturelles sont indispensables pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique et représentent une source de revenus touristiques importants, un moyen d'éviter la création de zones de non droit, et permettent d'assurer la sécurité et le développement économique et énergétique dont les riverains ont besoin.

La Commission européenne est tenue de répondre à la question écrite des députés dans un délai de six semaines.