DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

UNION DE L’ENERGIE : UN CADRE LEGAL EUROPEEN NECESSAIRE


13/11/2018
Logo de l'ADLE

Le rapport du GIEC (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat) est sans appel : un réchauffement planétaire de 1,5 °C a des conséquences dramatiques que ce soit en termes d’impact sur la santé humaine ou sur l’écosystème de manière générale. Actant l’urgence de la situation, le règlement sur la gouvernance de l’Union de l’énergie établit une stratégie qui permet d’être en ligne avec les engagements pris lors de l’Accord de Paris (COP 21) et ainsi tendre vers une neutralité carbone d’ici 2050. La France, comme les autres États membres, s’engage à partir de 2021, à adopter des plans nationaux décennaux détaillant les mesures qui sont concrètement mises en œuvre afin de remplir les objectifs annoncés. L’adoption de ce texte par le Parlement européen (475 voix pour, 100 contre et 33 abstentions) permet d’apporter plus de transparence et de visibilité sur le respect des engagements pris par les États en termes d’énergie et de climat tout en stimulant la compétitivité, l’innovation et la recherche. Plus qu’un garde-fou, l’UE agit ici comme un facilitateur afin d’encourager et de soutenir les États dans ce dur combat.

 

Les députés de la délégation française du groupe ADLE se réjouissent que le Parlement européen ait adopté à une très large majorité une partie du « paquet énergie propre » (constitué du règlement gouvernance, de la directive visant à accroitre de 32,5% l’efficacité énergétique d’ici 2030 et de la directive fixant l’objectif de 32% d’énergies renouvelables pour 2030). Toutefois, à l’heure où se tiennent en France les derniers arbitrages relatifs à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), il est indispensable de prendre, et ce, dès à présent, en considération les normes contenues dans ces textes afin de ne pas perdre de temps et de se positionner en véritable leader de la lutte contre le réchauffement climatique.

La délégation française sera également attentive aux discussions portant sur les autres textes contenus dans ce « paquet énergie », notamment la réforme du marché de l’électricité (avec l’épineuse question des marchés de capacité) ainsi que la gouvernance de l’ACER.