DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

MIEUX PROTÉGER LES TRAVAILLEURS CONTRE LES RISQUES DE CANCER


11/12/2018
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La délégation française du groupe ADLE salue l’ajout des gaz d’échappement des moteurs diesel aux substances contrôlées dans le cadre de la lutte contre l’exposition des travailleurs à des agents cancérigènes ou mutagènes en Europe.

Il s’agissait d’une demande explicite du Parlement européen, qui est parvenu à convaincre le Conseil du bien-fondé de cette exigence, et qui a largement été confirmée par le vote de ce jour (585 pour, 46 contre, 35 abstentions). Il faut savoir que plus de 20 millions de travailleurs européens sont actuellement exposés à des agents chimiques cancérigènes, dont plus de 12 millions aux seules émanations diesel, d’où la nécessité de cette inclusion.

C’est la directive 2004/37/CE qui définit les mesures à prendre pour limiter ou supprimer l’exposition aux agents chimiques cancérigènes et contribue à réduire les risques de cancer pour les travailleurs, notamment par l’établissement de valeurs limites d’exposition professionnelle. La révision votée aujourd’hui ajoute huit nouvelles substances qui feront désormais l’objet d’un contrôle strict dans le milieu professionnel.

À l’occasion de ce vote, Robert Rochefort, membre de la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen a déclaré : « il est urgent de réduire l’exposition des travailleurs européens aux substances cancérigènes et mutagènes. Je veux rappeler que le cancer est la première cause de mortalité d’origine professionnelle en Europe : selon les chiffres de la Commission, sept à douze travailleurs en meurent toutes les heures dans l’Union. Ce texte, d’apparence technique, représente une réelle avancée pour l’amélioration de la vie de millions de travailleurs en Europe ». 

 

Le processus d’actualisation de la règlementation se poursuit : une nouvelle révision de la directive est déjà en cours de négociation. La délégation française du groupe ADLE y sera particulièrement attentive et veillera à ce que la protection des travailleurs européens soit aussi large et efficace que possible, prenant en considération davantage de maladies professionnelles pour plus de prévention.