DÉLÉGATION FRANÇAISE AU SEIN DU GROUPE ADLE
Jean Arthuis
Jean
ARTHUIS
Jean-Marie Cavada
Jean-Marie
CAVADA
Thierry Cornillet
Thierry
CORNILLET
Nathalie Griesbeck
Nathalie
GRIESBECK
Patricia Lalonde
Patricia
LALONDE
Dominique Riquet
Dominique
RIQUET
Robert Rochefort
Robert
ROCHEFORT

MECANISME POUR L’INTERCONNEXION EN EUROPE : UN INSTRUMENT DE FINANCEMENT EFFICACE, MAIS POUR QUEL BUDGET ?


12/12/2018
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La délégation française de l’ADLE se réjouit de l’adoption par le Parlement (434 voix pour, 134 voix contre, 37 abstentions) de la reconduction du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE) pour la période 2021-2027.

 

Des infrastructures performantes sont indispensables au bon fonctionnement du marché intérieur, au renforcement de la cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union ainsi qu’à l’accomplissement de ses objectifs environnementaux. Or, dans ce domaine, l’Europe fait face à des besoins d’investissements énormes, estimés à 500 milliards, pour achever la réalisation de ses infrastructures stratégiques à l’horizon 2030. 

 

Contre cet état de fait, le MIE soutient les investissements dans les secteurs des transports, de l’énergie et du numérique. Depuis ses débuts en 2014, cet instrument de financement a démontré sa très forte efficacité à soutenir des grands projets d’infrastructures qui n’auraient pu voir le jour sans l’argent européen. Ce succès réel s’explique par la gouvernance en gestion centralisée du mécanisme, et c’est donc avec enthousiasme que la délégation française accueille sa reconduite pour la période 2021-2027.

 

Demeure toutefois la question inquiétante du budget alloué à ce programme, tributaire des négociations en cours sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP). Tandis que le montant total devra être décidé avec le Conseil, la remise en cause actuelle par certains États membres du transfert du Fonds de Cohésion vers le MIE est préoccupante et pourrait mettre en péril la capacité opérationnelle du programme.

 

Dominique Riquet, vice-président de la commission des transports, s’est exprimé à cette occasion : « je suis inquiet quant à la dotation budgétaire du MIE, qui ne sera fixée que dans le prochain CFP et en négociations avec les États membres. Or, on constate qu’il y a une énorme distorsion dans l’Union entre les besoins en investissement et les fonds à disposition. Compte tenu de ces nécessités et des mérites du premier MIE, il est impératif que la dotation budgétaire soit à la hauteur des besoins et de nos ambitions ».